En 2016, Ba CISSOKO revient avec un nouvel album «Djéli» puisant dans une énergie mature, nourrie par la motivation indéfectible de moderniser la tradition mandingue pour mieux la diffuser, la transgresser pour vraiment l’honorer.
La tradition réinventée est toujours au centre de sa création, comme le morceau «Djélia», titre éponyme de l’album où la musique mandingue croise l’afro-beat. Ba nous dévoile de nouvelles facettes de son talent. Multi-instrumentiste, il joue de la kora bien sûr, mais aussi du n’goni, instrument à corde très présent en Afrique de l’Ouest, de la guitare et du tamani, ce «tambour parlant» utilisé au Sénégal, en Gambie et au Nigéria. Il affirme également la force de son chant et l’originalité du timbre de sa voix. Le morceau « Djougouya », guitare et voix, en est le parfait exemple.
Alternant les chants en malinké, en wolof et en poulaar, Ba reprend en français, pour la première fois de sa carrière, certains couplets de ses chansons, comme «C’est pas facile», pour venir à la rencontre d’un nouveau public. De cette même chanson ressort un texte très fort sur les migrations entre Afrique et Europe, la difficulté de trouver sa place sur ces deux continents, la terre de ses ancêtres et ses traditions que l’on retrouve également dans la chanson «N’fasso».

